BaBOUCHka BlaBla

21 janvier 2018

14h41

Que de temps passé sur les réseaux sociaux à envier telle ou telle femme. Ah jalousie quand tu nous tiens. Et en attendant je ne fais rien. Alors qu'il y a temps à faire. Je rêve de destination lointaine. Nous partons pour la Chine  au printemps prochain. Et puis après, je ne crois pas que je prendrai de nouveau l'avion. On protège la planète ou pas. Sauf si les enfants venaient à s'installer à l'autre bout de la planète. J'aimerai aussi, peut-être, voir un jour les pyramides d'Egypte.  La lumière est blanche et fout un peu le cafard. BouBou joue à côté de moi aux jeux vidéos. Sa soeur, assise entre nous, le regarde avec attention.

*

Un chat noir (chez nous, c'est une minette), un garçon, BouBou, une fille, ChouChou, le choix du roi, un amoureux, DouDou, un jour, un golden ou un labrador crème et moi. La vie parfaite dans notre maison. Des projets plein la tête pour celle-ci. Un barbecue géant pour mon anniversaire  et la crémaillère. Un buffet vegan (il y aura des saucisses sur le grill). Un peu de musique.  Des ballons en carton au dessus d'une maison en carton aussi, comme dans le film là-haut...Des fruits et des légumes crus. Quelques invités. Des lampions qui s'allumeront le soir pour éclairer le jardin. Les pieds nus dans l'herbe. Youpi !

*

Posté par BaB0UCHka à 14:41 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,


20 janvier 2018

20h17

 Que de pluie aujourd'hui. Et du vent qui souffle ...sans faillir... Je suis allée chez Emmaüs. Avec ChouChou. J'ai vu une table et quatre chaises en formica, dans un bleu vert délavé. Il y avait aussi un buffet du même ton.-120 euros l'ensemble- Je ne l'ai pas acheté mais je le regrette déjà un peu. Il y avait aussi un grand matelas de laine. Il nous en faudra probablement un autre bientôt. J'ai aimé un vieux chapeau haut de forme, fait localement, mais à 70 euros le chapeau que je ne porterai pas, ça fait cher. J'aime particulièrement le coin couture et mercerie. J'adore les gants et les vieux draps. De plus en plus. Je n'ai rien trouvé et ce n'est pas si mal. Si je veux cheminer vers la simplicité et le minimalisme, il faut bien que je commence par ne pas m'encombrer inutilement. Ah oui, j'aime la vaisselle aussi. C'est toujours utile  un plat de présentation. Simplement pour mettre en valeur ses macarons. C'est si bon les macarons. J'ai un autre péché mignon : le tiramisù. Origines italiennes obligent, je raffole de ce dessert à base de mascarpone. Les enfants aussi. On ne sait même pas le savourer. Je le gobe carrément lorsqu'il est dans mon assiette. D'ailleurs, je mange trop vite. C'est une des choses que j'aimerai améliorer, dans ma recherche de la pleine conscience : manger en prenant le temps de savourer, de goûter, de mastiquer et de sentir l'aliment traverser votre corps. J'ai de gros progrès à faire dans ce sens.

C'est la nuit de la lecture. Quelle idée de créer cette nuit. Je vais aller lire, finir le tome 3 du Petit précis de mondialisation écrit par Orsenna. Après le coton et l'eau et juste avant le moustique (que j'ai lu avant), Monsieur Orsenna nous emmène sur la route du papier. Comme toujours, l'écriture est agréable, même si cette histoire m'apparait moins intéressante et surtout, plus difficile à suivre. Je viens aussi de terminer le tome 1 de Culottées de Pélélope Bagieu. C'est féministe à point et au poil. Je suis. BONNE NUIT !

*

Posté par BaB0UCHka à 20:17 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

19 janvier 2018

10h58

Je m'étais dit que j'allais être un peu plus sérieuse dans la publication de ce journal. Et puis, je n'ai pas tenu. Comme pour beaucoup de choses, j'ai du mal à tenir la longueur. Je m'enthousiasme et  ça passe. C'est dommage mais c'est comme ça. Par contre, je continue de m'engager. Pour ma famille et pour mes élèves...

*

20h15

Je suis rentrée du travail en bus. J'ai même fait l'aller retour. Seulement il faut du temps. J'ai passé un temps fou dans les transports en commun. Ce soir, les lumières étaient un peu fortes, et d'un bleu trop violent.  Les barres vert pommes étaient attrayantes. Je regardais mon sac à main. Un sac à main qui s'appelle Sabrina. D'un cuir marron clair. Havane, dirait-on. Un joli sac, un peu usé, qui porte tous les éléments nécessaires  à la vie de son propriétaire.  Pour moi. Un téléphone portable, simplement un téléphone pour appeler ou envoyer un message. Un téléphone qui ne prend pas de photographies, ni ne peut se connecter à internet. Alors, je suis fière de moi. J'ai fait ma Béa, euh ma B.A. Je fais ma part, comme Le petit colibri de la légende. je crois que je peux faire encore mieux. Je me rêve à conter de belles histoires. Mes histoires. Quelques détails. Je reviens au bus. Je me suis plaint mais j'aime ce temps. Le temps d'aller simplement. De regarder ce qui m'entoure. D´inventer une vie aux gens que je rencontre un bref instant. Alors, j'ai traversé la ville. Celle où je vis, avec ma famille.  Presque du début, à la fin.Les lumières de la ville éclairaient le temps sombre de l'hiver. J'ai pris ce temps, encore une fois. J'avais hâte de rentrer à la maison. Pourtant, j'ai savouré ces instants de quiétude. De pleine conscience. J'avais prévu d'aller courir mais je n'y suis pas aller. Tant pis. Je ne me mets plus de pression. Je fais. J'avance comme bon me semble. Sur le chemin de la mesure. Un peu de minimalisme, du flexitarisme. Surtout cette fichue mesure. Je consomme moins. Je fais les choses les unes apres les autres. Tranquillement. Je me déleste petit à petit de ce dont je n'ai pas besoin. Je pensais quand même garder plusieurs manteaux. À mon âge, je ne grandis plus et en avoir plusieurs permet de moins les user. Il ne faut pas exagérer. Et rester sur cette notion de "petits" plaisirs. Ma garde-robe a toujours été minimale. Parce que je n'avais ni les moyens, ni l'espace, et encore moins l'envie de dépenser sans compter pour pas grand chose. Ce nouveau courant me convient parfaitement car contrairement aux converties, un peu novices, que l'on trouve sur les réseaux sociaux, il ne s'agit pas d'une révolution. Alors je suis ce mouvement avec plein de bienveillance. Et de Bonheurs.

*

Posté par BaB0UCHka à 10:58 - Commentaires [0] - Permalien [#]

13 janvier 2018

8h32

Hier soir, je suis rentrée du boulot en courant, un peu moins de 5 kilomètres, la plus grande partie en descente. Courir me fait du bien. Même si la pollution de la ville est désagréable. J'aime ce sentiment de liberté folle de la course sur le bithume des trottoirs. Je me prend un peu pour Phoebe, l'héroine dela série Friends. Je cours, je cours...J'ai plein d'énergie. Encore et encore. Le rythme de la foulée me donne une cadence. J'ai parfois l'impression de voler. Je me sens libre. La nuit est belle. Il fait un peu froid, juste ce qu'il faut. Les lumières de la ville illuminent mes pas. L'un après l'autre. Dans une poésie du mouvement. Rapidement ou plus lentement.

*

Vieille. Arghhhhhhhh ! Cela fait maintenant 10 jours que j'ai plus de 40 ans. Et je le vis, ni bien, ni mal. Je ne sais pas trop dans quelle catégorie me placer. Avant d'avoir 40 ans, c'est un peu comme avoir des enfants, j'avais des principes et maintenant J'AI 40 ans. Je me suis toujours dit qu'il y avait des phases, comme 0-20 ans : l'enfance, 20-40 ans : le bel âge, 40-60 ans : l'âge mûr, 60-80 ans : la renaissance, 80-100 ans : le début de la fin et après 100 ans du bonus, si possible en bonne santé...Oui, mais maintenant je suis dans l'âge mûr et j'avoue être un peu fâchée avec mon classement précédent. Qu'est ce qu'on peut penser des 40 ans ? Les enfants sont plutôt grands mais pas encore trop (enfin ça va être la période, parfois difficile de l'adolescence car mon fils va rentrer en sixième en septembre prochain), donc bof. On gagne un peu mieux sa vie, mais on paie aussi plus d'impôts. On investit dans l'immobilier, mais là aussi, on paie un peu plus d'impôts. Sale problème de riches ! Alors que peut-on me souhaiter pour cette nouvelle décennie si ce n'est des mouchoirs (en tissu s'il vous plait, démarche zéro déchet oblige)  ?

...De courir un premier semi-marathon, puis un deuxième...Avant de m'attaquer à un marathon. Aller encore en Corse, puis en Sardaigne et en Sicile. L'Italie bien sûr. Les lacs du nord et la Calabre avec ma maman et mon papa aussi. Voyager mais moins loin. Lille, le pays Basque, les Pyrénées, Berlin, Londres, l'Ecosse et l'Irlande. Parcourir la Loire à vélo en amoureux, juste avant mes 50 ans. Prendre le temps de lire, sur un transat dans le petit jardin de notre nouvelle maison. Prendre le temps de faire son jardin et de voir pousser les fraises, les tomates ... Prendre le temps de les savourer encore tout chauds du soleil d'été. Voir mes enfants grandir et devenir adultes (puisqu'à l'aube de mes 50 ans ils auront presque 21 et 18 ans). S'apercevoir qu'on a de plus en plus de cheveux gris. Passer tous les deux ans sa mammographie (Tiens, il faut que je prenne rendez-vous). Sentir que l'on est encore jeune dans la tête mais que le corps devient moins souple et mois résistant. Tout est moins glamour quand on le dit mais c'est un peu la réalité. Ce que je souhaite le plus, c'est d'éviter de faire du jeunisme à tout prix. J'ai 40 ans et mes jeunes années sont derrière moi. J'ai l'impression d'être un peu pathétique dans ce texte. ce n'est pas de la nostalgie ou de la tristesse. C'est la vie. je ne souhaite pas que mon propos soit tronqué. La vie sait être belle, à tous les âges. Seul l'esprit vous donne l'envie de relever tous les défis. La vie vaut bien la peine d'être vécue.

*

Mon beau sapin, roi des forêts. Non loin de chez moi, dans les forêts du Morvan, de nombreux sapins poussent. J'ai écouté, en me rendant au marché ce matin de bonne heure, la chronique d'Alain Baraton. Il expliquait qu'environ cinq millions de sapins étaint jetés après les fêtes. Quelques villes organisaient leur ramassage pour pouvoir en faire du compost. Un bon compost bien fertile. Plus surprenant, l'utilisation du sapin pouvait aussi pemettre de faire des sous vêtements  grâce à leurs fibres. Moins polluante que celle du coton qui demande beaucoup d'eau.  Et puis j'ai beaucoup apprécié la petite citation de Pierre Desproges : "Tout dans la vie est une affaire de choix, ça commence par la tétine ou le téton, ça se termine par le chêne ou le sapin."

*

Posté par BaB0UCHka à 08:32 - Commentaires [0] - Permalien [#]

10 janvier 2018

22h37

Je n'ai pas pu rentrer en vélo du boulot ce soir L'amoureux est venu me chercher. La faute a un vieux vélo capricieux dont la roue arrière refuse de tourner. Le monde ne tourne pas rond et mon vélo suit le même chemin. Passons ce désordre personnelle qui n'apporte pas grand chose au centre du monde. Hier j'ai découvert un joli blog : Les parenthèses. Un blog simplement avec du texte (et quelques photos très douces pour rêver). Une belle écriture qui vous emmène. Des majuscules qui manquent au début des phrases...Des pensées réfléchies et intelligentes. J'aimerai bien savoir dire autant de choses comme ça.

*

Savoir écrire n'est pas à la portée de tout le monde. J'apprend. Je vole. Je m'agaçe. (J'aime bien ce mot "s'agaçer" !) Je reste perpeplexe devant mon manque d'imagination pour écrire et décrire ce qui m'entoure. Je trouve que j'ai un peu une écriture enfantine. Des mots simples et de phrases courtes. N'est pas Proust qui veut. J'ai bien lu A la recherche du temps perdu et j'ai aimé alors qu'il y a encore quelques années, Proust me semblait être un délir ou une illusion. Peut-être que les livres ont un âge ? On ne lit pas et on n'aime pas les mêmes histoires à 10, 30 ou 60 ans. C'est suprenant comme j'ai pu savourer alors les madeleines faites maison par mon DouDou. Les prendre les unes après les autres dans leur vieille boite de métal. Sentir la première note de citron dans la bouche et surtout le moelleux du gâteau. Tant de poésie dans une madeleine, il fallait oser.

Je vais dormir maintenant. La fatigue me gagne petit à petit et le travail m'attend dès sept heures trente demain. Bonne nuit !

Posté par BaB0UCHka à 22:37 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,


09 janvier 2018

14h48

J'ai encore pleuré. J'ai regardé Out of africa dimanche soir. Je suis tellement sensible. Enfin,  j'ai plutôt de la sensiblerie. L'amour et l'honneur. Une femme forte. Un amour comme les paysages de l'Afrique, sauvage et libre. Meryl Streep est sublime. En filigrane, il y a aussi le profond respect accordé aux autres. Même dans la différence. La musique emplit tout le film. Et l'émotion ne faiblit pas. Je pleure encore. Je n'arrive pas à croire que tout peut s'arrêter un jour ou l'autre comme ça. Quelle ironie de la vie ! Ma fille joue de la clarinette comme ce concerto de Mozart...Mon fils joue du violon. Je l'ai déjà dit mais comme le disait Bachelard la musique est l'un des sens de la vie. Je suis heureuse qu'ils aiment ça, même si c'est parfois, une contrainte. Jouer d'un instrument ouvre les coeurs et l'âme-mour.  J'écoute au moment où j'écris ici, dans un permier jet, sans correction, la bande originale du film.

J'ai un peu froid car le temps est humide. L'hiver est désagréable cette année. Nous avons eu très peu de gel et de grand froid. Je regrette la neige, celle de mon enfance. J'aurai tant aimé qu'il neige pour Noël. J'aurai tant aimé voir les flocons tomber et couvrir le sol, petit à petit. Observer les toits des maisons. Rouler la neige dans mes mains, pour monter avec les enfants un beau bonhomme de neige. Avant qu'ils ne soient trop grands pour le faire. Mais est-on jamais trop grand pour jouer avec le manteau blanc de la nature ?

Je m'écarte un peu. Je divague et j'aime ça. Mon esprit vole dans tous les sens. Je réfléchis à tout. Tout ce qu'il faut faire pour la maison et pour notre voyage en Chine au printemps. Nous partons à l'aventure. Tous les quatre. Mais une aventure maitrisée au temps d'internet et des nouvelles technologies. J'ai quelques fois la nostalgie des boussoles. Du temps passé, passer à regarder une carte.

Le ciel est si gris pour ce mois de janvier. Je suis melancholique. J'aime bien tous ces mots...pour ne rien dire.  Ma petite chatte noire dort à mes côtés sur le divan. Elle est si gentille. Mon anxiété et mon angoisse sesont envolées avec les mots posés sur mon écran.Les palpitations de mon coeur retrouvent un autre écho, apaisées par la musique.

Lorsque je pose les questions sur l'intérêt d'un tel blog, rien n'est évident et les réponses encore moins. Je ne prend pas de très belles photographies, je ne passe pas mon temps à filmer. Et je trouve que tout passe par l'image aujourd'hui. Je veux peut-être juste me démarquer des autres. C'est sûrement ça. Je suis aussi prétentieuse que ceux ou celles qui se mettent en scène sur les réseaux sociaux. J'aurai juste un peu moins de succès. Enfin, pour ceux ou celles qui en ont. "Je me voyais déjà en haut de l'affiche..."

*

Je finirais par le poème  Alfred Edward Housman, récité par Karen dans le film :

To an Athlete Dying Young
The time you won your town the race
We chaired you through the market-place;
Man and boy stood cheering by,
And home we brought you shoulder-high.
[...]
Smart lad, to slip betimes away
From fields where glory does not stay,
And early though the laurel grows
It withers quicker than the rose.
[...]
Now you will not swell the rout
Of lads that wore their honours out,
Runners whom renown outran
And the name died before the man.
[...]
And round that early-laurelled head
Will flock to gaze the strengthless dead,
And find unwithered on its curls
The garland briefer than a girl’s.
 A Shropshire Lad, 1896
_____________________
À un athlète mort jeune
Le jour où tu as fait remporter la course à ta ville
On t'a acclamé sur la place du marché;
Tout le monde t'applaudissait,
Et on t'a ramené chez toi en te portant sur nos épaules.
[...]
C'est intelligent de ta part de savoir quitter
Les champs où la gloire ne peut rester,
Dès que le laurier commence à pousser
il se flétrit plus vite que la rose.
[...]
Maintenant, tu ne connaîtras pas la déroute
De ceux dont les honneurs se sont fanés,
Les coureurs dont la gloire s'est envolée
Et dont le nom a péri avant son possesseur.
[...]
Et autour de sa tête trop tôt couronnée de lauriers
Les morts sans force se rassembleront,
Et ils trouveront encore fraîche dans ses boucles
Une guirlande plus délicate que celle d'une jeune fille.
 Un gars du Shropshire, 1896

 *

Posté par BaB0UCHka à 14:48 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

05 janvier 2018

22h36

Je n'ai pas écrit beaucoup. Je me pose des questions sur la qualité de mon écriture et sur l'intérêt de ce journal. Et puis, je me dis qu'il est pour moi. Et ce n'est pas si mal. Il m'aidera quand j'aurai des pertes de mémoire. Peut-être que je me lasse déjà. Il se fait un peu tard. Je cède à cet ennui et à la page blanche. Le coeur n'y est pas alors je ne me force pas.

*

Posté par BaB0UCHka à 22:36 - Commentaires [0] - Permalien [#]

04 janvier 2018

10h19

Hier, j'ai eu quarante ans. Je me suis réveillée aux côtés de l'homme que j'aime. J'ai eu de belles surprises. J'ai profité d'une belle éclaircie au milieu de pluie et de grand vent pour aller courir quelques kilomètres. Je me sentais libre. Jeune et vieille à la fois. Le temps est ce qu'on en fait. Mes pas sur le bithume imprimaient ma trace. Sans en laisser aucune. Le bruit du vent me faisait penser à des fantômes qui m'entouraient de leur bienveillance. Hier, je n'ai pas écrit. J'ai profité dde ma famille autour de moi pour rester tranquille. Nous sommes allés déjeuner au restauratnt sur l'île Saint Laurent. La pluie était de la partie mais les températures étaient douces pour un mois de janvier. Je me pose tant de questions. Je suis si paresseuse. Ma belle-mère est une femme tellement active et admirable. Peut-être serai-je comme elle avec l'âge ?

*

Posté par BaB0UCHka à 10:19 - Commentaires [0] - Permalien [#]

02 janvier 2018

8h55

Le goût du détail. Passé son temps à décrire des petites choses qui vous entourent. Comme Erik Orsenna qui vous raconte une histoire du moustique.  Hier, je caressais le dos de mon mari quand j'ai pensé à mon temps d'écriture. Une caresse du bout des doigts qui fait frissonner. Celle qui vous fait sentir la peau encore tiède du début de nuit. Les nuits sont si fraiches en cette saison. On se cache sous la couette, entourés par la housse de coton, comme des rouleaux de printemps. La pleine lune éclairait tellement fort la chambre, que j'ai du fermer complètement les volets électriques. Comme c'était agréable, les bons vieux volets en bois. Cet aluminium me déplait. Les caresses sont aussi douces pour celle qui les fait. Le dos est idéal pour ces douceurs. C'est la plus grande étendue de peau plane de tout le corps. Chez un homme de taille moyenne, le dos représente une grande superficie. Lumière de lune. Caresse luisante. Et une mouche qui tournoie autour de nous et que j'élimine avec le livre de poche de la Princesse de Clève.  Après mettre passé une crème sur les pieds, que j'ai de très secs, même en hiver dans les chaussettes, j'ai pris mon livre. Enthousiaste des romans de Monsieur Orsenna. Qui sait conter le coton, l'eau ou le papier comme personne d'autre. D'ailleurs, je me demande si j'ai lu celui sur le papier. Les références historiques et scientifiques sont assez poussées pour croire à ce que l'on nous dit. Les références bibliographiques donnent envie de se plonger dans des mondes où la réflexion et la compréhension du monde sont la prinicpale aventure...

*

Alors ,voici une petite description des orchidées de mémé. Dans deux pots séparés, posés sur le bord de la fenêtre, deux orchidées se font écho. L'une est déjà en fleur, l'autre n'a que ses bourgeons. La première s'étale de tout son long sur le mur, retenue par un petit ruban rouge cloué sur le mur. Les fleurs blanches ou plutôt écrues, tachetées comme des rousseurs ont leur coeur d'un rose tirant un peu sur le prune. On dirait des demoiselles d'une haute société. Fragiles et exotiques. Leur pot, entouré d'un sac plissé vert, leur donne pourtant un air de supérette ou de pacotilles bon marché. Les feuilles larges et grasses s'opposent à leurs fleurs et leurs tiges ressemblent à des racines un peu folles. On attend dans l'autre pot, des fleurs roses. Différentes des premières. Je me demande pourquoi elles ne poussent pas au même moment. Comment, pour une plante semblable, la floraison peut-elle être aussi différente ? La variété apporte t-elle autant de variations ? Il faudrait se plonger dans un livre de botanique sur les orchidées. Ces fleurs sont devenues en quelques années des fleurs appréciées des ménagères intérieures et on les offre souvent sans compter aux personnes chez lesquelles on est invité. Sans se poser la question de savoir si de bons soins leur seront donnés.

*

Nous vivons aussi avec une chatte qui nous fait le plaisir de sa compagnie. Elle s'appelle Hope. Elle est noire comme l'espoir. Sa soeur, morte à quelques mois, tuée par une voiture, se prénomait Happy. Comme quoi le bonheur est plus fragile que l'espoir. La féline est un peu coquine. Elle ne sort plus quand nous sommes à la ville mais est dehors au moindre rayon de soleil (ou d'instant de chaleur) quand nous sommes en vacances à la campagne. Et elle chasse. L'instinct ne l'a jamais quitté. Elle ramène sur la terasse, déposé devant la porte fenêtre, petite souris ou petit mulot. Elle dévore les petites bêtes, en entier avec leur tête. Laissant seulement sur le tapis, le petit foie, qui ne se mange pas. Même la queue disparait. Avant de dévorer sa proie, elle s'amuse avec le petit animal, dans une cruauté, sans pareil.On entend la petite souris gémir dans un petit son strident. Des couinements de désespoir et de peur. Lorsqu'on nous dit que la nature est pleine de bienveillance, on se demande bien si on pense alors au chat. Surtout que le pas du chat est aussi une partie de poésie. L'élégance de l'animal n'a rien à envier à sa cruauté avérée ou supposée. J'adore voir notre minette avancer à pas de velours. Lançant l'une après l'autre ses petites pattes délicates. Et puis, elle est tellement caline. Elle vient souvent se blottir contre moi quand je lis un bouquin, allongée sur mon lit. Sa respiration et son calme ralentissent mon rythme cardiaque et apaisent mes angoisses. "Coucou petit chat" disent les enfants qui le voient. Attirés par la boule de poils, qui ne pense alors qu'à fuir devant ces chérubins dont on ne connait pas vraiment les attentions. Ce qu'on sait, c'est que ça prend de la place ces petites bêtes. Dans la maison, dans nos coeurs et dans nos vies. Elles nous apprennent à grandir et à ne pas nous soucier que de nous. Certains se soucient même plus de leur animal de compagnie que de leurs semblables. Et là, on se demande si on n'exagère pas, un peu, notre relation aux animaux.

*

Qu'est ce qui marquera la génération de mes enfants ? Ils vivent de nouvelles technologies et d'écrans. La lecture et la rêverie ont disparu de leurs activités. Ils jouent avec la nouvelle console de jeux. Apportés par le père Noël et des parents consentants.  Etait-ce une bonne idée ? Je n'en suis  pas certaine. Il faut vivre avec son temps me dit-on. De ça non plus je ne suis pas convaincue. Et que faire aussi quand on a de mauvais perdants à la maison, moi compris ? Les jeux sont pour nous une compétition qui marque alors intelligence ou dextérité des adversaires par rapport à soi-même. Seul mon mari échappe à cette description peu glorieuse.

*

Posté par BaB0UCHka à 08:55 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

01 janvier 2018

11h58

C'est une nouvelle année qui commence. Et avec elle, comme on dit son flot de bonnes résolutions. C'est le deuxième jour de mon journal. J'ai décidé de ne plus vous parler de mon hypothétique talent ou manque de talent. Je dois me faire confaince et avancer. Avec ou sans. Je veux juste obéir à quelques lois de la nature. Ne pas me laisser entrer en tentation. Cela n'entraine jamais rien de bon. La journée avait bien débuté. Un magnifique azur emplissait le ciel et nos coeurs. J'ai toujours cru ou su que le ciel représentait un peu mon état d'esprit. Je viens de terminer la lecture du romain de Romain (veuillez m'excuser de tant de familarité). Tout est bien raconté. Tous les détails et surtout les sentiments semblent vrais. On a l'impression être à la fois l'auteur et sa mère.  Nous sommes tous les enfants de quelqu'un, qui a su nous aimer ou pas toujours. J'ai tant de choses à dire et à faire. J'ai pensé à tant d'idées lorsque j'étais encore au lit ce matin.

Nous étions que tous les six. Pourtant, j'ai bien mangé (des filets de turbot sauce à l'orange cuisinés avec amour par mon petit mari). J'ai bien dansé. J'ai bu un peu de Champagne. Dans la plus pure des traditions. Les traditions sont importantes. Essentielles. Ma fille a toujours son caractère de cochon. Un caractère affirmé de celle qui veut prendre toute la place qu'elle croit qu'on ne lui laisse pas. J'espère que vous avez suivi dans ses intenses réflexions. Je ne veux pas commencer cette année avec la colère contre ma fille. Je l'aime tant et j'ai l'impression que jamais rien ne va la satisfaire.

*

13h53

Encore un repas trop copieux. J'ai mal au ventre. Et j'ai peur pour mes enfants. Toujours. Je cherche à devenir une personne meilleure. Moins rongée par la jalousie et l'envie. Je dois apprendre à me contenter de ce que j'ai. Et me battre pour chacun puisse avoir le minimum. Comment, dans un monde que l'on veut civiliser, peut-il encore y avoir des gens qui souffre de la misère ? Je dis bien de la misère. Je ne parle pas de famine ou de pauvreté, même si elles existent. La misère est de ces colères qui vous prend aux tripes et qui ne vous lâche jamais.  La misère, c'est le fond du gouffre. La famine est terrible car vous avez faim. La pauvreté, c'est le manque d'argent, vous n'avez rien de valeur à échanger. Vous savez mettre les mots. Mais la misère, c'est la fin. Il est durede se relever et lorsque cela arrive, on en garde des stigmates à vie. Des blessures. On souffre.

Lorsque je regarde ma vie aujourd'hui, je me dis qu'elle n'est pas si mal. Je me crois encore invincible. Si fragile sentiment. Je vis dans une peur perpetuelle de perdre. Je n'ai peur de rien. Si ce n'est de ne pas vivre assez longtemps pour rencontrer mes petits enfants. J'ai de grandes ambitions aussi. Paris sur mes collants me lance un défi.

*

19h56

Les enfants nous ont offert un spectacle de théatre d'ombres. Du tout ,du rien et du n'importe quoi. I était question d'un âne. Mes enfants ont l'âme de saltimbanques. De petits artistes en herbe. Que de rêves en réalité. Comme cette émission entendue sur France inter dans la tête ay carré de Mathieu Vidard. Nos rêves qui nous aident à meiux vivre, à mieux nous connaitre. Qui cachent aussi une partie de nos secrets. ceux que l'on ne peut avouer...Chacun de nous. Tous nos espoirs déçus et nos craintes de l'après. Je ne sais plus ce que je raconte...J'ai besoin de noircir cette page avec des idées en pagaille. Qi n'ont ni queue ni tête. Une tempête s'annonce sur les côtes et dans la terre nous en ressentons un peu les conséquences. La voiture a été garée sur le côté du moulin pour éviter tout chute de tuiles. La cheminée gronde sous les siffements du vent. Il fait nuit noire au dehors. Les poules sont rentrées et la petite demoiselle va sortir avec son pépé pour donner à manger aux lapins récupérés hier. Elle a compris que ces lapins vont grandir mais qu'un jour pou l'autre ils finiront dans notre assiette. je vois, de là, pointer les remarques désobligeantes de ces gens qui font partie de la communauté des vegans. Quelle cruauté de notre part ! Nous ne maltraitons pas ces animaux. Ils vont avoir de tout. Mais un jour, ils suivront l'ordre alimentaire. Je comprend la rage des face aux maltraitances faites aux animaux qui ne voient jamais la lumière du jour. Ou celles des abattoirs qui vous rend dingues ! L'homme va progressivement évoluer vers une nourriture moins carnée. Pour autant, je crois qu'il fait y aller doucement. Chaque chose en son temps.

*

Posté par BaB0UCHka à 11:58 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,